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Le stress: comment faire face?

le Lun 25 Aoû 2008 - 3:59
Le stress
De nos angoissantes distorsions de la réalité



On considère que le stress ça se passe peut-être surtout dans la tête, car il doit beaucoup au mental, plus précisément aux représentations que le mental nous suggère de la réalité. Et les réactions psychologiques au stress se résument généralement aux trois séquences suivantes :

C’est la fin du monde!
Personne ne m’aime…
Voilà que ça recommence!
Ça s’appelle vivre. [rires]

Si je reviens sur cette question que j’ai abordée oh! combien de fois depuis 29 ans, c’est que depuis plusieurs années je m’intéresse à la question, j’ai animé des ateliers, et j’ai prononcé des conférences à propos du stress. Pendant très longtemps, je devais toujours rappeler avec insistance (parce que la documentation se faisait rare là-dessus) le fait qu’il faut arriver à dépasser les circonstances, les événements et les conditions que la vie nous amène. Non pas que les événements ne soient pas parfois et même souvent stressants, ou que les circonstances ne nous entraînent pas dans des situations d’anxiété, ou même que les conditions soient parfois angoissantes, mais ce qui m’importe le plus personnellement, et c’est sur cet aspect, au cours des années, que je me suis employé à mettre l’accent : comment le mental intervient dans ces circonstances, ces événements et ces conditions. Car on découvre, finalement, que c’est le mental qui devient le facteur le plus important de stress, à cause des interprétations qu’il fait de la réalité.

Un petit bouquin fort tripatif
J’ai découvert justement un petit bouquin très bien fait paru dans la Collection " Les Essentiels Milan ", qui compte 64 pages. Les sous-thèmes, tels que le stress sportif, le stress du manager, etc., sont abordés en deux pages. Et c’est bien illustré également. De plus, je tiens à mentionner que les livres de cette collection sont très accessibles du point de vue financier. Les livres coûtent tellement cher aujourd’hui! Alors si quelqu’un veut en apprendre davantage sur le stress, il saura trouver dans " Les Essentiels Milan ", un petit bouquin absolument tripatif sur le sujet.

D'après :
DUBIER, Jean-Louis
et INCHAUSPÉ, Isabelle.
Le stress,
Éd. Milan, Coll.
" Les Essentiels Milan ",
2000.


Dans Le stress, en particulier, je découvre que les deux tiers du bouquin en question portent sur le stress mental. C’est la première fois que je trouve un livre qui accorde autant d’espace à cet aspect particulier qui me paraît le plus important : il faut reconnaître les situations dans lesquelles on est susceptible de faire du stress, au sens péjoratif du terme car il y a aussi du bon stress. C’est ce qu’on a appris, au départ avec Hans Selye.

Stress, anxiété et angoisse
On s’aperçoit finalement qu’on s’en fait beaucoup pour rien car, bien souvent, c’est le mental qui nous suggère qu’on se trouve dans une situation dont on ne se sortira pas.

Quand on dit : Ah ne m’en parlez pas, c’est la fin du monde!, " la perception individuelle de l’environnement est altérée par une prise d’information partiale et subjective ", dit-on ici. Et quand le mental nous faire dire : Moi, personne ne m’aime…, " le ressenti émotionnel va toucher la structure profonde de la personnalité ".

" Par exemple,
si une personne a des tendances anxieuses latentes
et des relations à l’autre difficiles,
elle peut modifier son organisation psychique e
n amplifiant son anxiété et, de ce fait,
changer l’image qu’elle a d’elle-même ",
nous disent les auteurs.

" Stress, anxiété et angoisse sont des notions de psychologie qui ont souvent été confondues ou mélangées ", dit-on. Et on nous les explique rapidement :


" L’anxiété est un cocktail de sentiment d’insécurité, de troubles diffus, de frustration de la libido et d’interdits du Surmoi " – le parent intérieur. L’anxiété ça se négocie relativement bien mais l’angoisse, c’est toujours beaucoup plus difficile.
" L’angoisse se caractérise par un sentiment d’inquiétude profond, une peur irrationnelle et une impression vague de danger immédiat devant laquelle l’individu se sent impuissant. "
" Si le stress peut parfois être générateur d’angoisse et d’anxiété, il se différencie de l’angoisse et de l’anxiété par le caractère précis et spécifique de l’événement déclencheur, qu’il soit réel ou imaginaire. " Moi j’aurais précisé : qu’il soit réel ou le fait d’une interprétation de la réalité, donc imaginaire. Quand on dit " imaginaire ", ça peut donner l’impression qu’il n’y a rien de vrai là-dedans. Je ne dis pas que le départ n’est pas vrai, car bien souvent il y a une situation réelle, donc elle n’est pas imaginée; mais quand l’interprétation intervient, c’est à partir de ce moment-là que le stress devient plus difficile à contourner parce que c’est plus difficile d’intervenir dans la tête. C’est du moins l’expérience que j’en ai, et Dieu sait que j’ai une longue expérience de ce phénomène…

La perception n’est
jamais sans une
certaine distorsion et
parfois une distorsion
certaine Le pouvoir de l'imagination
" Pour quelle raison les événements ont-ils des significations et des retentissements différents selon les individus? ", se demande-t-on. C’est une question de distorsion de la réalité, puisque la perception n’est jamais sans une certaine distorsion et parfois une distorsion certaine. Les cas les plus éloquents sont les enfants, étant donné qu'ils sont tellement sujets à ce genre de distorsion de la réalité : par exemple, ils vont voir bouger une branche dans un buisson et vont s’imaginer qu’une grosse bête se cache là. On a beau dire à l’enfant : Mais non, il n’y a rien, ce n’est que le vent, cela va lui prendre un certain temps pour s’en remettre. Ce sont des créations virtuelles, et c’est ce qui arrive dans l’installation du mécanisme inhérent au stress.

Comment l’esprit arrive-t-il à ces créations, à ces distorsions? Il y a plusieurs niveaux, mais peut-être faut-il tenir compte surtout du troisième niveau qui correspond à l’attitude qui consiste à faire tout ce qu’il faut pour comprendre que l’on est en train de créer un univers virtuel, que c’est le travail de l’imagination.


" Le passage obligé
pour comprendre le
stress est l’image
mentale. " Les images mentales suite à notre implication dans le réel
Je lis ici : " Le passage obligé pour comprendre le stress est l’image mentale. " Je suis content de retrouver cette pensée dans ce petit bouquin, car j’en suis arrivé à cette conclusion : on a beau travailler sur les événements, les circonstances, les conditions de vie, si ça ne marche pas, c’est généralement notre interprétation qui est faussée. Cette image peut être une association d’éléments positifs, mais aussi une association d’éléments négatifs.

" Qu’est-ce qu’une représentation mentale? demande plus loin les auteurs. C’est l’image sous forme de photo, de film, de diapositive – ou autre – que l’individu construit – dans son esprit. – C’est ce qui permet à l’individu de restituer dans sa tête l’apparence figurative d’un événement, d’un objet, d’une personne. " Ce qui a été déclenché généralement par la perception d'une " réalité " qui représente une source d'angoisse ou d'anxiété.

" Par rapport au stress, la construction des images mentales
va être déclenchée par l’idée d’un événement futur impliquant. "

La notion d’implication est importante ici. On insiste plus loin sur l’importance d’analyser les matériaux de construction de cette image qui provoque des interprétations et donc des réactions émotionnelles plus ou moins fortes. Bref, il faut faire l’analyse des éléments.

Par exemple…
Un enfant se met à avoir peur du réveille-matin. Son père peut alors démonter l’objet devant lui pour lui montrer comment c’est fait, si bien que l’enfant va cesser d’avoir peur du réveille-matin.
C’est bien possible que le père ne réussisse jamais à le remonter, mais c’est une autre histoire. [rires]



Le dialogue interne
Ah! quand ça parle en-dedans…

" Le stress peut également se mettre en place grâce à un mécanisme qu’on appelle le dialogue interne ", affirment les auteurs. Quand on se parle à soi-même, que ce soit à voix haute ou dans sa tête.

Quels éléments composent ce dialogue interne? Les mêmes que la voix humaine; on s’entend parler parfois comme ça, dans la tête. C’est un dialogue interne et cela vient apparemment de différentes régions du cerveau. En tous les cas, c’est l’impression qu’on en a puisque les uns vont dire : Moi, c’est derrière la tête que ça me parle, et d’autres : Moi, c’est devant, etc. Et certaines personnes confrontées à des situations importantes vont avoir la sensation que la voix du dialogue interne vient du milieu de leur front. Parfois, je me dis qu’on est tous bien malades… [rires]

Est-ce qu’on peut modifier ce dialogue interne?
D’abord, il y a toujours le grand secret en toutes choses :
en prendre conscience, le voir.

Il est utile de
maîtriser ce
phénomène pour ne
pas être entraîné
dans ce monologue
intérieur jusqu’à en
perdre absolument
l’équilibre. Par exemple…
L’autre jour, je me trouvais avec l’aînée de mes petites-filles, qui a 13 ans, et nous parlions justement de ça car, pour la première fois, elle découvrait qu’elle n’était pas la seule à entendre parler dans sa tête. C’est très rassurant quand on se fait dire par une personne : Ne t’en fais pas, tout le monde est comme ça, tout le monde se parle dans la tête et même qu’on se dit parfois des choses qui n’ont ni queue ni tête. C’est un élément important dans la gestion de nos comportements.


En effet, il est utile de maîtriser ce phénomène pour ne pas être entraîné dans ce monologue intérieur jusqu’à en perdre absolument l’équilibre.

Les émotions fortes
Bien entendu, puisque c’est une forme d’adaptation à une réalité mouvante, le stress, contrairement à ce qu’on peut dire souvent, peut être issu d’émotions positives ou négatives, mais ce sont surtout les émotions négatives dont on doit s’occuper, car on peut toujours s’accommoder de ce qui va bien – bien que des gens soient morts d’avoir reçu une bonne nouvelle…

" Parmi les émotions fortes génératrices de stress,
deux sont particulièrement importantes, expliquent les auteurs. :
la peur et la colère.

" Dans les deux cas, il s’agit d’une tension provoquée par les situations dans lesquelles on évolue. La peur est souvent provoquée par la projection mentale de l’arrivée d’un élément dangereux. – À un moment, il y a le doute, la méfiance, l’apparition de la peur, voire de la panique. – La colère, quant à elle, est souvent déclenchée par un sentiment d’impuissance. Il y a une intention d’action contrariée par un résultat inefficace. "


Récemment,
j’ai fait une colère que j’ai un peu regrettée, un peu beaucoup même. Et là je me rends compte que ça été déclenché chez moi par un sentiment d’impuissance. Je m’étais senti coincé dans une situation. C’était à mon tour de me confesser, maintenant c’est à vous… [rires]


Le stress, par
exemple, était
davantage vu dans un
système matérialiste
comme l’effet de
circonstances, de
conditions,
d’événements.

Une stratégie de coping : rester dans le présent
Il y a aussi le coping, qui est la manière de faire face à une situation de stress et de la maîtriser. On dit ici : " Connaître les mécanismes de fonctionnement du stress est important. Connaître les outils permettant d’agir et donc de réguler ce fonctionnement, l'est tout autant. " Un peu comme pour cet enfant qui avait peur du réveille-matin.

Ça revient aussi beaucoup à vivre dans le présent. Si on est dans une situation de stress, c’est souvent parce qu’il y a une situation qui va se présenter à nous et qu’on se demande ce qui va arriver, etc. Si on reste dans le présent, on sort un peu de cette situation-là et on attend le moment venu, autrement dit.

" Puisque le stress ne peut être déclenché que par l’idée d’un événement futur, rester dans l’instant présent est une solution idéale pour contrôler l’activité mentale. Que veut dire rester dans le présent? C’est avant tout garder son attention sur ce que l’on fait, au moment où on le fait. "



À propos du nouveau discours sur le stress

Je remarque que, dans certains de ces livres qui paraissent sur le stress, le discours est très différent de ce qu’il était il y a 20, 25 ou même 29 ans – puisqu’on est dans notre 29e saison de l’émission… Les livres ne racontent plus exactement la même chose. Ça me paraît évident que la pensée orientale a une influence considérable maintenant sur la façon d’aborder les choses de la vie. Le stress, par exemple, était davantage vu dans un système matérialiste comme l’effet de circonstances, de conditions, d’événements. Au moment où l’on commence à se dire que ça se passe aussi dans la tête et qu’on parle de décortiquer le mental, on est en psychologie, on est même en philosophie, et la démarche est aussi alimentée par toute la réflexion que les Orientaux ont faites sur ces questions. D’ailleurs, ils en sont encore les maîtres et ont beaucoup d’avance sur nous, c’est certain.


" C’est une question
d’entraînement. "

Deux techniques pour rester dans le présent
" Certains le font facilement, d’autres ont plus de difficulté. C’est une question d’entraînement. – L’idée qu’il faut de l’entraînement pour rester dans le présent, déjà cela tient de l’enseignement oriental, du yoga, etc. – car il faut créer ‘ de nouvelles connexions dans le circuit neuronal ’ qui correspond à un travail d’aller-retour entre le présent et le futur ", dit-on ici. Un aller-retour proche ou lointain.

" Vous allez vous exercer maintenant sur un événement futur agréable et peu impliquant. Pensez, par exemple, à un dîner chez des amis la semaine prochaine. Vous en avez très certainement une image mentale. C’est donc que vous êtes dans le futur. Maintenant regarder la couverture de ce livre. Vous êtes revenu dans le présent. Plus vous allez faire cet exercice, et plus vous aller maîtriser l’outil. Donc la technique. "
Une autre technique consiste à " s’occuper l’esprit en ayant une activité demandant un minimum d’attention. C’est un excellent moyen pour rester dans l’environnement ", et ne pas décrocher dans le mental.
On peut aussi prendre un peu de hauteur, regarder les choses avec un certain recul. Ce sont finalement des exercices qui font partie d’un art de vivre, d’une certaine sagesse au quotidien pour permettre, relativement, de faire place au stress.

La concentration par la méditation Vipassana


http://www.radio-canada.ca/par4/vb/vb20000302.html#emancipation


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